J’AI JAMAIS – Version jeune public

J’ai jamais est la dernière création du Collectif Mixeratum Ergo Sum. Ce solo raconte la mémoire, soulève le voile des souvenirs, qu’ils soient réels ou imaginés.

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J’ai jamais bu l’eau de la vaisselle. J’ai jamais enlevé les petites rouellettes. J’ai jamais mangé mes crottes de nez. J’ai jamais joué au ballon. Je me souviens de Toto qui brillait dans le noir, je me souviens de la maîtresse qui voulait que je ranger mes classeurs. J’ai toujours mis mes chaussettes avant mon pantalon. 

Durée :  30 minutes
Âge : 6-11 ans
Le spectacle est autonome et léger techniquement, et peut se jouer dans les salles polyvalentes, écoles, jardins ou cours.
Un pack « Atelier + représentation » est disponible

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CAMILLE METAL
Chargée de diffusion
07 69 52 34 24
mixeratumergosum.prod@gmail.com

Mise en scène et écriture : Clémentine Aubry et Natacha Roscio
Interprétation : Natacha Roscio
Apports textuels : Romain Le Roux
Création lumière et son : Marius Bichet
Photos : Sophie Louie Bouchet

En partenariat avec la Cie Les Marches de l’Eté / Résidence à l’Atelier des Marches et la mairie de Bordeaux

 

52 Hertz

52 HERTZ

La baleine qui ne chantait pas comme les autres

52hertz

La petite histoire de la baleine la plus seule au monde

La baleine « 52 Hertz » est un mystérieux cétacé découvert errant dans l’océan pacifique. Pour une raison inconnue, Elle émet sur une fréquence de 52 Hertz, trop aiguë pour être entendue par ses congénères. En effet, la plupart des espèces de baleines se situent sur un spectre de 12 à 25 Hertz. Elle est surnommée la baleine la plus seule au monde. Elle chante, mais personne ne l’entend.

Est-ce une malformation, est-elle une espèce hybride ? Ce qui est certain c’est qu’aucun autre cétacé comme elle n’a encore été observé.

Cette baleine est touchante, et son destin résonne de manière douloureuse en nous. les scientifiques l’étudiant ont d’ailleurs reçu de nombreuses lettres de personnes sensibles au triste destin de cette baleine et qui s’en sont émus ou se sont sentis proches de son histoire.

La solitude est essentielle à la condition humaine. Nous venons au monde en tant qu’individus uniques. Nous construisons notre personnalité selon notre vécu, nos expériences, que personne ne peut comprendre intimement.

Nous nous revendiquons uniques, « pas comme les autres » et cependant cherchons à rentrer dans le moule, à être reconnus par nos pairs.

Une histoire qui résonne avec l’actualité

A l’issue d’un événement unique dans l’histoire de l’humanité, près de 2 milliards de personnes se sont enfermés chez eux pendant des semaines volontairement, ont limité les rapports sociaux, dont l’issue est la mise en place de « distanciation sociale ».

Nous ne sommes pas tous égaux dans notre vécu du confinement : entre remises en questions, solitude exacerbée et douloureuse, introspection, envie de changement, inquiétude, sérénité. Comment se sent on à la sortie de cet isolement ?

Comment a-t on envie de ré-ouvrir le monde ? Comment se passe ce retour à cet illusoire et cependant espéré « monde d’après » ?Queuebaleineligne

Rassembler les solitudes, une urgence de dire

Pour écrire cette pièce, j’aimerai collecter des vécus, des ressentis, des émotions à l’issu du confinement et des bouleversements qu’il n’a pas manqué de générer, comment cet évènement a impacté ou non leur rapport au monde et aux autres. Je souhaite trouver des dispositifs pour échanger avec des volontaires, sous forme d’entretiens individuels, de confessions ou d’atelier d’écriture et de théâtre. Ces échanges me permettraient aussi de parler de mon travail et du processus de création d’un spectacle, ce qui meut les artistes et comment ils s’inspirent du monde qui les entoure.

Ces temps d’échange seront aussi un moyen pour moi de parler de ma démarche artistique, de raconter le processus de création d’une pièce de théâtre, de l’idée, des émotions et du propos à la mise en oeuvre. L’idée est de gommer la barrière qui se créé parfois entre artistes spectateur·ice·s, en montrant les doutes, les choix, en mettant en lumière le processus de travail de l’artiste, qui mène ensuite à la pièce de théâtre.

Tous les dispositifs sont encore à imaginer ,ensemble.

CONTACT

Clémentine Aubry
06.26.21.18.04
mixeratumergosum.prod@gmail.com
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Rien ne se perd

visuel rien ne se perd 2Rien ne se perd
Création Festival de Caves
Mise en scène et texte : Natacha Roscio
Avec Fanny Delort

Comme beaucoup de gens, je perds beaucoup de choses. Toutes sortes de choses, plus ou
moins petites et importantes. Comment expliquer, justifier, et au final accepter la perte ?
Qu’elle soit temporaire et bénigne ou définitive et douloureuse… Comment je réagis ?
Une bizarrerie de la langue m’a frappée dès le départ : l’utilisation du même mot que ce
soit pour parler d’une moufle ou d’une grand-mère. Comme si c’était comparable. J’aime
l’absurdité de comparer une chose à une personne, quand on la perd.
Ça fait quoi quand on perd quelqu’un, quelque chose ? Quels sont les points communs aux deux situations ?
J’ai toujours envie de digresser et rentrer dans des détails inutiles …
Tourner autour du pot, en s’écartant du sujet pour mieux le cerner.
Mon père est mort mais justement comme j’ai perdu ma gourde je me suis dis que j’allais
en faire un sujet de spectacle passionnant parce que tout le monde perd sa gourde ou un
gant un jour où l’autre…

« Je perds toujours mes chouchous. Élastiques pour cheveux. Quand tu as les cheveux longs et que tu veux prendre une douche sans te mouiller les cheveux. Ce qui m’arrive souvent à moi. Ça m’énerve ! Je me dis “je vais prendre une douche”, je me dirige vers la douche. Là je me dis mes cheveux sont sales ou pas ? Non ça va je ne vais pas les laver… je vais les attacher… avec un… chouchou.. où sont mes chouchous ?
(…)
Quand je veux dire un trou Mais que je ne m’en rappelle puits. alors ça catacombe
Je dégringole. Sans savoir comment je me recouvre au fond L’escalier remonte boyau de l’autre côté 
La pente décédée Sans issue dessous Sans cachette perdue ça joue à cache cache sauve qui peut creuse ton tronc, ton arbre cercueil Love toi, love toi même avant qu’autrui ne malotru 
Avant que ça se cabosse dans ta tête Lève ton nez du bout des doigts
Regarde la pierre qui épitaphe L’eau rebondit du gouffre enterre les vagues béantes »
Natacha Roscio, Rien ne se perd, 2020

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NATACHA ROSCIO 06 68 66 32 61

CAMILLE METAL
Chargée de diffusion   07 69 52 34 24

 

Quelques images de notre résidence au Théâtre du Pont Tournant en septembre 2020


Anatomie d’un rasoir

D’une semi-pénombre émerge un corps féminin qui entame alors un ri- tuel routinier : se raser. Les postures sont étudiées et gracieuses. Le ra- soir, fil purifiant, élimine les poils de chaque partie du corps, de l’orteil aux paupières. Petit à petit la transe commence, le geste se fait plus assuré, le corps plus engagé et guerrière. La mue purificatrice ache- vée, la chamane entame alors une première transformation en un être hybride et bisexué, neutre. La seconde étape du rituel peut débuter :L’être agenré manipule d’innocents rasoirs roses et rasoirs bleus. Deux pots sacrés : un rose, un bleu. Les rasoirs sont un à un baptisés dans ces pots. Tour à tour, le/la chaman.e décide de qui sera assigné bleu ou assigné rose, ou les deux. Cette phase prône l’émancipation, la liberté, l’éclatement des codes.

Le geste du rasage représente le passage à l’âge adulte : premiers poils, corps qui évolue et du coup entrée dans un monde de diktats physiques. Ces rasoirs roses pour les filles et bleus pour les garçons, tout comme les jouets de leur enfance. Le décervelage organisé pendant l’enfance se reproduit dans les ablutions des adultes. Ces injonctions entretenues par une société mercantile insidieuse dont l’objectif est de vendre deux fois plus de rasoirs. Cachées dans le quotidien, ces normess’emparent des corps et définissent nos usages. Assimilés dès l’enfance, puis l’adolescence, nous sommes condammé.e.s à les reproduire à l’âge adulte et il encore difficile de s’en affranchir.

Mise en scène et interprétation :  Clémentine Aubry
Création lumière et son : Marius Bichet
Regard extérieur : Natacha Roscio

Chargée de diffusion
CAMILLE METAL
07 69 52 34 24
mixeratumergosum.prod@gmail.com

Anatomie d’un concombre

Trois silhouettes roses statuaires manipulent mystérieusement des contenants en plastique rouge. De simples bassines que l’on peut remplir ou vider. Présence ou absence. Visible, invisible. Chaque silhouette développe une relation unique à sa bassine dans une ap- parente unisson. Les silhouettes se délivrent de leur peau. S’opère alors une métamorphose qui amène à une étrange procession au- tour de la bassine matricielle. Un objet sacré et fragile se révèle au monde durant ce rituel de naissance : le concombre. Plein d’eau et de vie, il représente un retour à la nature, à un ordre végétal, dé- pouillé de tout artifice. Un retour à la source. Une source de force et d’espoir. De cette matrice en plastique, quelque chose peut en- core naître et vivre en harmonie. Ce tableau interroge le rapport aux objets du quotidien et la valeur symbolique des choses. Il est centré sur l’élément eau et la purification. Il constitue une tentative de réconciliation, une recherche d’équilibre entre règne végétal et règne plastique, entre nature et culture dans un contexte de sur-consommation de masse qui détruit tout sur son passage, y compris les individus eux-mêmes. De quoi a-t-on vraiment besoin ?

Mise en scène : Natacha Roscio
Avec Pierre Lachaud, Emmy Saumet et Damien Tridant
Création lumière et son : Marius Bichet
Regard extérieur : Clémentine Aubry

Chargée de diffusion
CAMILLE METAL
07 69 52 34 24
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GURU BEAUTY 0.5 EPICENE

Guru Beauty 0.5 – Epicène
Rituel de ré-appropriation du langage
Durée : 15 minutes
Les hommes et les femmes ne sont pas désigné·e·s équitablement dans la langue.
Secrétaire est un mot neutre, : il peut être utilisé indifféremment pour le féminin ou le masculin. De même que le mot astronaute. Néanmoins, nous y plaçons, assez inconsciemment une image mentale genrée. On pense à une femme secrétaire ou à un homme astronaute. Les mots ont un pouvoir et
utiliser un langage genré et non neutre a un impact sur la perception du monde. Les grammairiens ont lutté presque un siècle pour masculiniser la langue française, dépossédant en parallèle les femmes de leurs droits, les empêchant d’accéder à certains rôles de la société.
Cette performance convoque les mots, et à l’aide d’une énigme simple, tente de déconstruire les stéréotypes dissimulés dans le langage.

 

Images : Lucas Courouge

GURU BEAUTY 0.4 Lady Macbeth

Guru Beauty 0.4 Lady Macbeth 
Rituel de célébration de la mère et de la putain
Durée : 17 minutes
« Il faut convaincre les femmes de notre peuple de l’’absolue nécessité d’’assumer leur fonction de reproduction » clamait Jean-Marie Lepen en 2014.
La notion de maternité est une responsabilité que l’on impose aux femmes sous couvert « d’instinct maternel » qui serait une notion innée. C’est devenu un enjeu politique et un argument marketing. Les jeunes filles sont des femmes en devenir et les femmes des futures mères. Une fois chaque étape franchie, l’évolution est irréversible et le statut exclusif. Les femmes qui doutent ou qui y renoncent ne sont « pas des bonnes mères » sous entendu, pas des vraies femmes. Les femmes qui privilégient autres chose que la maternité, sont soit des « putes » soit « pas vraiment des femmes ».
La mère est une femme dévouée à ses enfants et à son foyer, au contraire de l’image de la prostituée qui ne peut être qu’une femme au mœurs légères.
Cette dichotomie aliénante propose un statut limité aux femmes. Obligées d’alterner entre ces extrêmes d’images patriarcales, « la mère ou la putain » : et nous ne faisons jamais le bon choix, car quel que soit ce choix, on nous reprochera d’être trop l’une ou trop l’autre.

Photos : Atelier Erweline et Sophie Louie Bouchet

7e édition du Festival de Caves Nouvelle-Aquitaine

Soutenez-nous ! 

Où en sommes nous ?
Depuis des mois, depuis l’annulation de l’édition 2020, nous préparons la 7e édition du Festival de Caves en Nouvelle-Aquitaine.  Aujourd’hui, on attend, on espère, on ne baisse pas les bras.
Toute l’équipe, artistes, chargée de médiation, stagiaires, bénévoles, habitant·e·s … remonte ses manches et fait tout pour que la culture revienne dans notre quotidien.
La 7e édition, c’est 6 spectacles, 3 compagnies, 17 communes en Nouvelle-Aquitaine 
Après avoir entamé une métamorphose exceptionnelle en proposant du théâtre en extérieur, dans des caves végétales à ciel ouvert, on sort la carte de l’éventuel report estival. On attend, on ne lâche rien ! 

Et on cherche encore des lieux pour nous accueillir ! Ouvrez-nous vos jardins, cours, terrasses…

Devenez bénévoles

Une métamorphose pour 2021 !

Le Festival de Caves 2021 se prépare et se métamorphose pour s’adapter à la situation sanitaire. Cette année, on vous donne rendez-vous dans des caves végétales à ciel ouvert ! Jardins, terrasses, cours… On est ouvert·e·s à toutes propositions en Nouvelle-Aquitaine !

En 2020, Clémentine Aubry et Natacha Roscio s’associent avec Pauline Lacombe- Apelbaum de la compagnie bordelaise En bouche, Maxime Huet-Monceyron et Aude Massé, artistes basés à Poitiers et à l’origine de la compagnie Sur le feu.
Ce réseau inter-régional d’artistes s’engage dans l’aventure du Festival de Caves : travailler ensemble pour proposer des créations de qualité chez l’habitant·e·s dans toute la région.

LES SPECTACLES DE L’EDITION 2021

La 7e édition du Festival de Caves Nouvelle-Aquitaine, c’est 3 compagnies, 5 artistes, 5 créations pour les caves, 1 reprise et 1 spectacle pour enfant, 1 carte blanche à des étudiantes

Carte Blanche au conservatoire à rayonnement régional de Limoges

Une nuit au poste – Emma Dechamp / Marine Moulinard
Mardi 8 juin 2021 – GRATUIT sur réservation
86000 Limoges

Le Festival de Caves 2021 est soutenu par la Mairie de Bordeaux, la ville de Poitiers et le Crédit Mutuel du Sud Ouest
Le Collectif Mixeratum Ergo Sum est soutenu par le Conseil Régional Nouvelle-Aquitaine, le Conseil départemental de la Gironde et la Mairie de Bordeaux

GURU BEAUTY 0.6 – Hécatombe

Guru Beauty 0.6 Hécatombe
Durée : 10 minutes

Vendredi 13 décembre 2010, je réalisais pour la première fois une performance nommée Hécatombe. Cette performance hommage, je voulais la réaliser depuis longtemps, au fur et à mesure que le nombre augmentait, avec lui ma colère et mon désespoir. 
Vendredi, j’ai lu 143 noms, 143 noms de femmes tuées par conjoints, ex-conjoints, amants éconduits…
Depuis ce vendredi jusqu’à la fin de l’année, il y en a eu 6 de plus. Je ne peux pas dire 6 de trop, parce que c’est 149 de trop. Il y en aura encore, en 2020.
Le machisme, le patriarcat tue.
Je salue le travail de la page Féminicides par compagnons ou ex qui oeuvre pour qu’on ne les oublie pas.
Cette année je voulais qu’on les oublie pas non plus, j’ai voulu prononcer leur nom. Prenez le temps de les lire, prenez un temps pour chacune d’entre elles.

Monica Pascale Taïna Céline Félicie Séverine Nadine Guo Michèle Béatrice Isabelle Cherline Patricia Gulçin Sylvie Simone Caroline Céline Josette Gaëlle Ginette Nelly Nicole Hilal Maureen Julie Chantal Georgette Dolorès Babeth Fabienne Caroline Stéphanie Céline Chantal Dalila Marinette Nathalie Sandra Danielle Yaroslava Chloé Sandra Martine Marie-Alice Martine Laura Moumna Gwénaelle Pierrette Marolyne Mambu Nathalie Mariette Alina Priscilla Dounia Maïté Mayle Audrey Justine Chantal Michèle Coralie Leïla Isabelle Ermira Christelle Laura Catherine Samantha Yvonne Daisy Yvonne Bernadette Stéphanie Mélissa Lucette Chloé Corinne Ophélie Jackie Antoinette Martine Irina Denise Marianne Euphémie Eliane Clothilde Maguy Sarah Céline Salomé Fatima Aurélie Mauricette Monique Johanna Chafia Audrey Gracieuse Janice Geonovessa Berthe Fadela Nathalie Delphine Marie-Claire Hang Roi Marie Valérie Annick Bernadette Marie-Claude Safia Shaïna Anne-Marie Monique Nathalie Aurore Sylvia Karine Aminata Aurélia Marinette Priya Florence Pascale Laetitia Nicole Sabrina Sandrine Marie-Eliza Héléna Régine Mariette Rebecca Régine et 8 inconnues.

Images : Lucas Courouge

 

LECTURE : Mémoires enfouies

Lors du travail de création du spectacle intitulé  J’ai jamais, Clémentine Aubry et Natacha Roscio, artistes du collectif, se sont penchées sur la thématiques des souvenirs, de la mémoire, de ce que l’on retient et de ce que l’on oublie, ce que l’on croit être un souvenir et ceux que l’on s’invente. Après des mois d’écriture et de recherche, il a bien fallu faire des choix.

Mémoires enfouies, ce sont ces textes écartés du spectacle mais qu’elles ont tout de même envie de faire résonner, faire entendre et partager. Un recueil pour découvrir leur univers et leurs souvenirs les plus enfouis.

Format lecture + chant : 20mn
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Lecture publique du 18/10/2019 à Bordeaux Bastide

 

 

Chargée de diffusion
CAMILLE METAL
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